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Fiasco total : ce jeu ultra-attendu s’effondre avec un score Metacritic de 38/100

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le studio derrière « mindseye » procède à des licenciements après le lancement raté de son jeu vidéo

En quelques semaines, MindsEye est passé du statut de blockbuster potentiel à celui de fiasco absolu. Signé par Build A Rocket Boy, le studio fondé par Leslie Benzies, ex-Rockstar, le projet devait révolutionner le genre open world narratif. Il s’est transformé en cas d’école.

Une promesse hollywoodienne, un lancement raté

Dès les premiers teasers, MindsEye fait saliver. Gameplay explosif, environnement néo-futuriste à la croisée de GTA et Cyberpunk, ambitions XXL et discours messianique autour de la plateforme Everywhere, censée écraser Roblox.

Les investisseurs suivent : 110 millions levés, un casting de vétérans, une promo taillée pour le Summer Game Fest.

Mais à la sortie, le verdict est sans appel : 38/100 sur Metacritic, une pluie de reviews négatives sur Steam, un pic famélique de 3000 joueurs simultanés, et un bouche-à-oreille toxique.

Les promesses de narration immersive et de gameplay communautaire s’effondrent sous des bugs massifs, une IA catastrophique et une direction artistique jugée “hors du temps”.

Chaos en interne : tensions, démissions, dérapages

Le drame ne se limite pas au jeu. En coulisses, le chaos règne. À peine une semaine avant le lancement, les directeurs juridique et financier claquent la porte.

Les devs tirent la sonnette d’alarme sur des deadlines intenables, tandis que les live Discord virent au surréalisme : Mark Gerhard, co-directeur, va jusqu’à évoquer un “sabotage industriel”.

Les accusations ne tiennent pas. Ce qui plombe MindsEye, c’est une gestion toxique du cycle de développement, une communication hors sol, et un refus d’admettre l’échec.

Même la vitrine “Everywhere”, promise comme le futur du sandbox créatif, reste vide, buggée, peuplée d’avatars inactifs.

Homme armé devant voiture rouge en plein jour.

Une purge brutale chez Build A Rocket Boy

Le 23 juin, c’est la confirmation : licenciements massifs en vue. Selon plusieurs insiders, plus de 100 postes pourraient disparaître sur les 500 que compte le studio. Les témoignages s’enchaînent : fatigue chronique, absence de visibilité, pression délirante pour livrer à temps. Le crunch, encore. Toujours.

Pas de roadmap, pas de rachat annoncé, et surtout, aucune stratégie claire. Pour un studio qui promettait de réinventer l’open world, le contraste est cruel. MindsEye rejoint le panthéon des échecs à gros budget, entre Anthem et Babylon’s Fall.

Un crash symptomatique de l’industrie

Le cas MindsEye incarne parfaitement les dérives actuelles du jeu vidéo : trop de hype, trop de moyens, pas assez de cohérence. Une promesse vendue à coups de trailers spectaculaires, mais incapable d’assurer derrière. Même les fans hardcore de Rockstar crient à la trahison.

À ce stade, un relaunch paraît peu crédible. La communauté est désabusée, les streamers ont déserté, les refund continuent. Et surtout, les devs eux-mêmes commencent à tourner la page. MindsEye aura peut-être son “moment No Man’s Sky”, mais pas cette année.

La morale d’un désastre

Derrière les chiffres, il y a des humains. Des développeurs qui y ont cru, des testeurs épuisés, des créatifs désabusés.

MindsEye, c’est le récit d’un rêve AAA broyé par les réalités d’un marché impitoyable. Un rappel brutal que le talent d’un homme, aussi brillant soit-il, ne suffit pas à porter une vision bancale jusqu’à son terme.

Et vous, c’était quoi votre plus grosse déception vidéoludique ?

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