
Un château LEGO inspiré d’Edward aux mains d’argent part à la vente dans le monde entier. Peut-il aussi changer le village de son créateur ?
Découvrez comment le projet de Lionel Martin pourrait aider à créer un musée à Saint-Éloi.
Lionel Martin, habitant de Saint-Éloi, transforme Edward aux mains d’argent en set LEGO
Un château gothique pousse brique après brique dans une maison de Saint-Éloi. Son créateur, Lionel Martin, a 53 ans. Il devient le neuvième Français dont un projet LEGO Ideas sera vendu. Et son château pourrait bien changer l’avenir de son village.

Sur LEGO Ideas, Lionel Martin utilise le nom de Castor-Troy. Il vit à Saint-Éloi, près de Nevers, dans la Nièvre : la commune compte environ 2 000 habitants. Son château inspiré d’Edward aux mains d’argent pourrait bientôt voyager bien plus loin que son atelier.
Depuis l’enfance, Lionel Martin construit son parcours en briques
Lionel Martin assemble des briques depuis l’enfance. Il a aussi travaillé dans la qualité, le marketing et l’informatique. Mais LEGO reste son terrain de jeu préféré.
En 2021, il rejoint LEGO Ideas pour en comprendre le fonctionnement. Depuis, il a proposé quinze projets et atteint onze finales. Aucun n’a été vendu avant celui-ci.
Le projet de fan devient un futur produit LEGO officiel
Après des mois d’attente, la nouvelle tombe en 2026. LEGO annonce à Lionel Martin que son château inspiré du film de Tim Burton entre en production. Il est bouleversé.
Mais le modèle présenté par son créateur ne sera pas forcément celui que vous verrez en magasin. LEGO doit tester sa solidité, revoir certaines techniques et préparer une version facile à fabriquer en série, avec une notice et un emballage officiels.
Le château de Lionel Martin sert de base. Les designers peuvent en changer certains détails pour faciliter la fabrication et rendre le montage plus sûr, sans perdre l’esprit de sa création.
Le château d’Edward aux mains d’argent atteint 10 000 soutiens en quinze jours
Tout commence par un concours sur les films et séries des années 1990. Lionel Martin y voit l’occasion de créer un modèle inspiré d’Edward aux mains d’argent, sorti en 1990.
La création montre la demeure de l’Inventeur, perchée sur une colline. Ses formes tordues et ses jardins colorés font ressortir le contraste entre le château sombre et la poésie du film.
Lionel Martin réalise la maquette en trois jours.
Elle compte entre 4 000 et près de 5 000 pièces.

Les 10 000 soutiens arrivent en quinze jours. Ce seuil permet au comité LEGO d’examiner le projet, mais ne garantit pas sa commercialisation.
Dans ce concours nostalgique, le château figure parmi les cinq finalistes, choisis parmi 196 créations. Les autres projets s’inspirent de Jumanji, Buffy contre les vampires, X-Files et Le Cinquième Élément.
Le château ne se limite pas à sa façade. Vous pouvez explorer ses murs, ses tours, ses fenêtres et ses pièces. La demeure s’inspire du lieu où Edward vit avec son créateur.
Huit personnages prennent place dans le modèle :
- Edward
- Kim
- Peg
- Kevin
- Joyce
- Jim
- l’officier Allen
- l’Inventeur
Les jardins donnent vie à la scène. Leurs formes végétales et leurs sculptures rappellent les créations d’Edward.
Le château gothique devient un diorama LEGO à exposer
Le château de l’Inventeur et les jardins colorés sont réunis dans une même scène. Ils donnent au film son atmosphère si particulière. Vous découvrez un décor complet, pas seulement un bâtiment fermé.
Un diorama, c’est une scène miniature qui montre un lieu ou un moment. Ici, les briques forment le décor et créent une ambiance. Comme au cinéma, vous pouvez l’observer sous plusieurs angles.
Les jardins et les détails gothiques recréent l’ambiance du film

La maison de l’Inventeur est bien là, avec les jardins sculptés par Edward et la mélancolie du film. Vous retrouvez aussi la sculpture de glace et les topiaires, des arbustes taillés en formes décoratives. Ces détails reprennent les images marquantes du modèle présenté.
Murs gris, formes pointues, textures irrégulières : le château joue à fond la carte gothique. Puis les jardins apportent leurs couleurs vives. Ce contraste rappelle ce qui se cache derrière son air inquiétant.
Une création conçue pour l’étagère, pas pour être démontée sans cesse
Sa taille, son architecture et son nombre de pièces en font surtout un modèle à exposer. Imaginez-le sur une étagère, comme un décor que vous admirez plutôt qu’une construction à démonter chaque semaine.
La version commerciale peut encore changer. LEGO peut ajuster le nombre de pièces, les figurines, les couleurs ou l’agencement intérieur pour adapter la création à ses contraintes de production. Le projet de fan présente huit personnages, tandis qu’une présentation spécialisée mentionne sept figurines pour la version envisagée. La composition finale dépendra des choix faits pendant le développement officiel.
La version commerciale prendra forme pendant le développement officiel.
- Nombre de pièces : non définitif ;
- Dimensions : non précisées ;
- Prix : non annoncé ;
- Composition finale : encore soumise à la phase de production.
LEGO Ideas examine 146 projets avant de choisir les futurs sets
10 000 soutiens : voilà le ticket d’entrée, pas une promesse de vente. LEGO vérifie ensuite la construction, l’idée, la solidité, la sécurité, les pièces disponibles et les droits de licence.

Les fans ouvrent la porte. LEGO examine les projets qui ont atteint le seuil, puis choisit ceux qui peuvent devenir des produits.
146 projets passent la deuxième revue de 2025. Un record pour LEGO Ideas, plus du double du précédent sommet : 71 projets en 2023.
Trois créations décrochent le feu vert. LEGO annonce sa sélection le 27 avril 2026 :
- Edward aux mains d’argent
- les maisons des canaux d’Amsterdam
- la maison de vacances de National Lampoon
Deux chemins vers la sélection
Concours des années 1990
Dans le concours consacré aux années 1990, cinq finalistes sont sélectionnés avant un vote des fans. Le public choisit ensuite son projet préféré.
Revue classique
La revue régulière fonctionne autrement : une création rassemble 10 000 soutiens, passe en évaluation avec d’autres projets, puis LEGO décide seule si elle sera produite. Le château d’Edward suit donc un second chemin après le concours nostalgique.
Lionel Martin ne remporte pas le vote du concours des années 1990. Son projet figure parmi les finalistes, mais d’autres créations le devancent. Puis la revue classique lui ouvre une autre voie : son projet est sélectionné.
Quinze projets, de The Nanny à Edward, mènent Lionel Martin à la victoire
Depuis 2021, Lionel Martin a présenté quinze projets sur LEGO Ideas. Onze ont atteint une finale ou une phase de revue. Edward n’arrive donc pas de nulle part : c’est le fruit d’une présence régulière.

Les projets qui ont précédé Edward
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The Nanny et Movie Set
The Nanny et Movie Set ont été conçus avec Max Brich et qualifiés pour une revue en 2021.
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The Nanny
The Nanny reconstitue la façade de la maison de la série, avec une construction pensée pour l’exposition ou le jeu.
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Steampunk Explorers
Réalisé avec Max Brich, cet ensemble de bâtiments compte près de 3 000 pièces.
-
Witch House et Motorized Steampunk Skyship
Ces projets de Lionel Martin annoncent déjà la direction de son château d’Edward.
Des bâtiments détaillés, des mondes fantastiques, des constructions qui racontent une histoire : vous reconnaissez déjà la recette du château d’Edward.
Sur la plateforme, Lionel Martin est connu sous le nom de Castor-Troy. Sa nouvelle création vient après plusieurs projets, des collaborations et des années de concours LEGO Ideas.
Une belle étape : Lionel Martin devient le neuvième créateur français dont un projet LEGO Ideas devient un produit officiel. Sa réussite s’ajoute à l’histoire française du programme.
Le château mêle une licence connue, un style facile à reconnaître et une grande scène. L’idée est simple : faire d’un décor sombre une pièce de collection.
Le futur set LEGO Ideas doit reverser 1 % des ventes mondiales
Le futur set LEGO Ideas doit sortir dans le monde entier. Mais pas tout de suite : sa date dépend du calendrier de production et de lancement de LEGO.
Son prix en France reste inconnu. Le nombre final de pièces et la date de sortie aussi. Difficile, donc, de le comparer aux grands dioramas LEGO Ideas.

Lionel Martin touchera 1 % des ventes nettes dans le monde. LEGO applique cette règle aux créateurs dont le projet devient un set officiel.
Les avantages prévus pour le créateur comprennent :
- Royalties : 1 % des ventes nettes mondiales ;
- Exemplaires gratuits : dix sets définitifs ;
- Crédit : une mention de fan designer dans les éléments liés au produit.
Le calcul se fait pour chaque trimestre civil. Le paiement arrive 60 jours après sa clôture, avec un relevé détaillant les royalties.
Pour un projet à plusieurs, LEGO peut payer le créateur principal. Celui-ci répartit ensuite la somme entre les collaborateurs. Autre option : LEGO divise les royalties entre eux.
Le projet est rattaché au pseudonyme Castor-Troy. Lionel Martin a aussi collaboré à plusieurs créations plus anciennes, mais cette approbation est présentée comme sa victoire personnelle.
La Maison de la Brique et du Diorama prépare un musée à Saint-Éloi
Et si les briques de Lionel Martin aidaient à faire naître un musée ? Les revenus du set doivent financer La Maison de la Brique et du Diorama. Le lieu réunirait constructions en briques, maquettes, jouets de construction et scènes miniatures.
L’association est née le 26 avril 2021, rue de Venille, à Saint-Éloi. Elle est toujours active dans la Nièvre.
Au programme : des expositions, des événements ouverts au public et des rencontres entre passionnés. Le lieu rapprocherait les amateurs de LEGO, de Playmobil, de maquettes et d’autres jeux de construction.
Le projet réunit plusieurs créateurs. Le partage des rôles et des frais reste à préciser. Lionel Martin veut y montrer ses œuvres et accueillir d’autres collections et dioramas.
Le village connaît déjà les grandes expos de briques. L’association et un groupe de fans en ont organisé une, qui a attiré environ 2 000 visiteurs.
Un musée ferait de cette passion un rendez-vous régulier. Les œuvres de Lionel Martin et d’autres créateurs resteraient visibles toute l’année, pas seulement lors d’une expo.
En 2021, le conseil départemental de la Nièvre a versé 450 euros à l’association. Pour financer le bâtiment, il faudra aussi compter sur d’autres fonds, dont les revenus attendus du set vendu dans le monde entier.
Le musée vise un chantier en 2027 et une ouverture en 2028

Lionel Martin espère lancer les travaux début 2027. Le musée pourrait ouvrir en janvier 2028, si la préparation et le financement avancent comme prévu.
Cinq étapes attendent encore le projet, du choix du bâtiment à l’accueil des visiteurs.
- Définir le bâtiment.
- Obtenir les autorisations.
- Organiser les espaces.
- Installer les œuvres.
- Préparer l’accueil du public.
Le musée pourrait attirer des visiteurs de la Nièvre, mais aussi des familles et des passionnés venus d’autres régions. Quelque 2 000 personnes ont déjà visité les expositions précédentes : ces constructions plaisent donc bien au-delà du voisinage.
Des retombées qui pourraient dépasser le musée
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Des nuits sur place
Les visiteurs pourraient être hébergés dans la région.
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Des repas
Ils pourraient aussi prendre leurs repas dans les environs.
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Une visite de la région
Leur venue pourrait enfin les inciter à découvrir les environs.
Le musée pourrait aussi vivre grâce aux expositions, aux groupes et aux ateliers. Il faudra également entretenir les dioramas, ces scènes miniatures.
Pour Saint-Éloi, l’enjeu est grand. Cette commune de 2 000 habitants pourrait attirer les fans de LEGO, de maquettes et de culture populaire. Le tout grâce à une création imaginée sur place.
Paris 1889 steampunk révèle l’ampleur des créations de Castor-Troy
Avant le château d’Edward, Lionel Martin se fait remarquer avec Paris 1889 steampunk. Il crée ce grand diorama avec Dominique Damerose, alias Domino39. Leur idée : transformer des monuments de Paris avec des machines et un style rétrofuturiste.
Le décor réinvente quatre monuments :
- Notre-Dame ;
- le Louvre ;
- la tour Eiffel ;
- le Sacré-Cœur.
Chaque monument reçoit des détails steampunk. Ce style mêle le XIXe siècle, les machines à vapeur et des technologies imaginaires.

Près de 700 000 pièces composent le diorama. Vous ne voyez plus un modèle sur une table, mais une ville miniature bâtie morceau par morceau.
Lionel Martin et Dominique Damerose y consacrent près de trois ans. Castor-Troy bâtit une partie du décor, Domino39 l’autre : la ville prend forme à deux.
Le diorama passe par plusieurs expositions en Europe. À Dole, une présentation complète est annoncée, après des étapes où vous ne voyez que certaines zones.
La ville grandit au fil des ajouts. Autour de Notre-Dame, de nouveaux bâtiments côtoient des façades ornées, des bureaux maritimes, des roues de navire et des pièces dorées.
Castor-Troy construit aussi un château de vampire et d’autres scènes fantastiques. Leurs détails se révèlent à ceux qui prennent le temps de regarder.
Cette approche explique le choix du diorama pour Edward aux mains d’argent. Pour Castor-Troy, assembler, c’est trouver une forme, tester une texture et vous donner envie de regarder encore.
À Saint-Éloi, la Maison de la Brique et du Diorama pourrait accueillir ces scènes géantes en permanence, si le projet aboutit. Elles ne seraient alors plus visibles seulement le temps d’une exposition.
Pour l’instant, inutile de réserver une place sur l’étagère ou un budget précis : le prix, la date de sortie et la version définitive ne sont pas annoncés. Gardez le projet à l’œil, puis décidez, quand LEGO dévoilera les détails, si ce château mérite votre collection.
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