Le silence de Capcom cachait un rugissement. Resident Evil revient. Et pas pour faire de la figuration. Lors de la Gamescom 2025, nous avons mis la main sur Resident Evil Requiem, le neuvième épisode principal. Un test en conditions réelles, sur PS5 Pro, manette bien en main. Résultat ? Frissons garantis. Ce nouveau chapitre plonge à nouveau dans la peur, la vraie. Celle qui s’insinue, qui vous glace et qui ne vous lâche plus.
Resident Evil Requiem : premières sensations fortes manette en main
Capcom ne s’est pas contenté de relancer la licence. Il l’a réalignée sur ce qui fait sa force : la tension psychologique.
Resident Evil Requiem revient à l’essence du survival horror, avec une atmosphère poisseuse et un rythme lent mais oppressant.
Dès les premières minutes de jeu, la peur s’installe. Et ne vous lâche plus.
Un retour pesant à Raccoon City
L’histoire prend place bien après les événements du troisième opus. Les ruines de Raccoon City, encore debout malgré les années, restent hantées par leurs secrets.
C’est là que débarque Grace Ashcroft, nouvelle héroïne en quête de réponses sur la disparition de sa mère.
L’intro frappe fort. Flashbacks bien dosés, narration tendue, mise en scène digne d’un thriller.
Un survival entre tradition et modernité
Tout commence dans l’hôtel Renrood. Une bâtisse ancienne, vide, presque vivante. On y avance lentement, oreilles tendues, respiration courte.
La vue à la première personne, activable à tout moment, renforce l’immersion. Pas d’arme au début, seulement quelques cartouches en poche.
La lumière devient un refuge. Le moindre halo est une chance de survie. On pense à Resident Evil 7 pour l’angoisse viscérale. À Resident Evil 2 pour l’architecture angoissante.
L’héritage est respecté. Mais le traitement est neuf, plus chirurgical.
La menace a un visage… mais pas de nom
Une entité inconnue rôde. Massive. Instable. Elle rôde, sent, traque.
Sa faiblesse ? La lumière. Mais elle apprend. Pendant notre session, elle a coupé le courant d’une pièce où l’on s’était réfugié. L’effet de surprise est total.
La panique suit. Chaque rencontre devient un test de sang-froid. On court, on ferme les portes, on s’égare. L’instinct prend le dessus.
Et quand elle disparaît, on reste paralysé, incapable de bouger pendant quelques secondes.
Requiem, hommage aux origines
Capcom joue avec sa propre histoire, et le fait avec talent. On sent des clins d’œil dans chaque recoin.
L’ombre de Lisa Trevor, un murmure qui rappelle les Lickers, des photos poussiéreuses sur les murs.
L’ambiance gothique reprend ses droits. Les amateurs de la saga souriront.
Ce mix d’anciens codes et d’idées nouvelles crée une alchimie familière, mais pas nostalgique.
Une technique maîtrisée
Pas de surenchère visuelle. Juste l’essentiel. La lumière, encore elle, fait tout le travail.
Chaque rayon est pesé, chaque reflet vous trompe. Le RE Engine brille par sa discrétion. La bande-son, presque absente, surgit au bon moment. Jamais trop. Toujours juste.
La créature, elle, est animée avec une brutalité désarmante. Ses mouvements sont secs, violents, imprévisibles. Deux attaques suffisent à vous envoyer au tapis. Pas de HUD. Pas de pitié.
Ce qu’on attend encore de voir
Difficile de dire si ce monstre nous suivra tout au long du jeu ou s’il laissera la place à d’autres menaces.
Aucun personnage connu n’a encore été confirmé, même si les rumeurs évoquent un possible retour de Leon.
Capcom reste volontairement flou. Et ça marche. L’envie de découvrir la suite est là. La sortie, elle, est prévue pour le 27 février 2026. L’attente commence.
Déjà envie d’y retourner
Ce premier contact a laissé des traces. Resident Evil Requiem n’est pas juste une suite. C’est une promesse.
Celle d’un retour aux sources maîtrisé. D’une peur lente, mais profonde. Classique dans ses mécaniques, mais affûté dans sa réalisation.
Si vous êtes à la Gamescom, foncez. Ce jeu ne se regarde pas. Il se vit. Il se subit. Il se surmonte.
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