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Switch 2 : une première déconvenue pour Donkey Kong Bananza

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Personnage de jeu video dans la jungle, cubes jaunes
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Annoncé comme le gros titre de lancement de la Switch 2, Donkey Kong Bananza soulève déjà les débats, à quelques jours de sa sortie officielle le 17 juillet. Nintendo surprend en assumant un choix technique risqué : des chutes de framerate intégrées volontairement dans certaines phases du jeu. Une déclaration qui fait grincer des dents sur les réseaux, et qui divise une communauté déjà en ébullition.

Un DK 3D explosif… mais pas toujours fluide

Présenté comme un retour aux sources en 3D pour Donkey Kong, Bananza promettait une expérience riche : décors destructibles, transformations délirantes, direction artistique colorée, et même le retour de Pauline. Sur le papier, le jeu coche toutes les cases d’un blockbuster Nintendo.

Mais selon une interview donnée à connectesport.com par Kazuya Takahashi, producteur du jeu, certains ralentissements sont intégrés de façon “artistique” pour renforcer l’intensité des séquences d’action.

Un discours qui passe mal auprès des amateurs de performance pure, surtout à l’ère du cloud gaming et du 120 FPS sur d’autres consoles.

Console portable avec menu de jeux vidéo affiché.

La technique au service du fun ?

Bananza utilise un moteur basé sur la physique des voxels, permettant une destruction massive des environnements.

Résultat : les ressources de la Switch 2 sont mises à rude épreuve dès que tout explose à l’écran. Malgré les specs boostées de la console, le jeu flanche dans certaines situations. Et Nintendo l’assume : le fun passe avant la fluidité.

Cela rappelle les choix faits sur Bayonetta 3 ou Zelda : Tears of the Kingdom, où la performance n’a jamais été prioritaire sur la lisibilité et le gameplay. La différence ? Cette fois, Nintendo communique en amont sur ces baisses de framerate, un pari rare pour un jeu de lancement.

Nouvelle console Nintendo Switch avec manettes détachables.

Des fonctionnalités solides malgré les doutes

En dépit de la polémique, Bananza reste très attendu pour ses idées neuves :

  • Transformations animales à la volée (zèbre, foreuse, autruche…)
  • Décors 97 % destructibles, avec effet domino garanti
  • Boss fights massifs façon Shadow of the Colossus
  • Mode solo uniquement, sans multijoueur à la sortie
  • Direction artistique ultra claire, même lors des scènes les plus chargées

Le jeu séduit aussi les fans de speedrun, avec une physique propice aux glitches et des mini-jeux à scoring rétro. Niveau prix, Bananza reste accessible, avec des offres autour de 59 € en précommande (69,99 € sur eShop).

Une communauté divisée, mais engagée

Sur Discord, Reddit ou X (ex-Twitter), la communauté se déchire. Certains y voient un clin d’œil old-school aux ralentissements de l’époque N64. D’autres dénoncent un manque d’optimisation inacceptable en 2025, surtout pour un jeu censé démontrer les capacités techniques de la Switch 2.

Les sondages tournent : “Faut-il privilégier le fun même si ça rame ?” Les vidéos hands-on, fuites de gameplay et premières impressions cumulent déjà des dizaines de milliers de vues sur Twitch. Et malgré les critiques, le jeu explose en précommandes.

Bananza : succès assuré ou faux départ pour la Switch 2 ?

Nintendo joue une carte risquée. Le constructeur mise sur l’effet “jeux d’auteur” : une expérience fun, lisible, instantanée… même si tout ne tourne pas à 60 FPS constants. Une stratégie assumée, mais pas sans conséquences.

Si Bananza réussit à séduire manette en main, malgré ses défauts techniques, il pourrait s’imposer comme une nouvelle vitrine du savoir-faire Nintendo. Sinon, il restera comme un cas d’école : celui d’un lancement ambitieux, miné par des choix techniques mal compris.

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