Pendant des années, Metroid Prime 4 semblait voué à l’oubli. Annoncé, disparu, redémarré… un vrai serpent de mer. Pourtant, en 2025, la donne change. Nintendo sort enfin de son silence et dévoile un opus prêt à frapper fort. Prévu sur Switch 2, mais aussi compatible avec la première génération, le jeu soulève autant d’enthousiasme que de questions. Nostalgie et ambition technologique peuvent-elles vraiment cohabiter ? Le point sur ce come-back très attendu.
Un reboot total pour mieux revenir aux fondamentaux
Le développement de Metroid Prime 4 a connu toutes les galères. Après une première annonce en 2017, plus rien.
Silence radio. Jusqu’en 2019, où Nintendo jette tout à la poubelle et passe le relais à Retro Studios.
Ce studio culte connaît la série sur le bout des doigts. Il a pour mission de relancer la franchise sans la trahir.
Résultat : retour au gameplay classique en vue subjective, avec exploration semi-ouverte, morph ball et scans à gogo. Le tout remis au goût du jour, sans casser l’esprit original.
Vios, une planète sauvage et imprévisible
L’histoire démarre après un affrontement spatial chaotique. Samus s’écrase sur Vios, un monde inconnu, vivant et hostile.
La planète est dense, organique, presque inquiétante. Forêts mouvantes, faune agressive, ruines disséminées… Rien n’est laissé au hasard.
Chaque recoin cache un pouvoir, un raccourci, un danger. Au centre du décor, un immense arbre aux allures d’interface vivante.
On comprend vite que Vios n’est qu’un point d’entrée. D’autres planètes pourraient suivre, comme dans Metroid Prime 3.
L’exploration s’annonce riche, non linéaire, et bourrée de surprises.
Pouvoirs psychiques : l’arme secrète de Samus
La vraie nouveauté vient des capacités mentales de Samus. Elle ne se contente plus de tirer ou sauter. Désormais, elle peut manipuler l’énergie à distance.
Elle ouvre des portes, active des plateformes ou détourne des tirs. On entre dans une nouvelle ère de gameplay.
Cette mécanique transforme les combats en puzzles mouvants. L’action devient plus verticale, plus stratégique, plus libre.
Visuellement, son armure s’adapte, brille, pulse de lumière violette. Ces pouvoirs semblent aussi liés à l’histoire. Une évolution autant narrative que mécanique.
Deux consoles, deux expériences
Metroid Prime 4 sortira sur Switch 2, mais reste jouable sur Switch 1. Problème : le moteur semble taillé pour la nouvelle génération.
Résolution 4K, 60 images par seconde, HDR, performances doublées en mode docké… L’écart risque d’être net. Sur Switch 1, les joueurs croisent les doigts.
L’expérience sera probablement bridée, voire réduite. Un point rassurant tout de même : les Joy-Con intègrent un mode « souris » pour une visée plus fine.
Une option testée avec succès, qui pourrait compenser certaines limites techniques.
Carte 3D, interface soignée, level design soigné
Le retour de la carte 3D rotative fait plaisir. Fluide, lisible, intuitive, elle facilite l’exploration. L’interface générale, elle aussi, mise sur la clarté.
Le HUD disparaît quand il ne sert plus, s’adaptant à l’écran portable. Côté gameplay, on note la possibilité de contrôler certains rayons avec la pensée.
Les interactions avec l’environnement deviennent plus poussées : téléportation d’objets, transfert d’énergie… De quoi renouveler l’approche sans perdre l’ADN de la série.
Prochaine étape : la Gamescom
Metroid Prime 4 sera jouable à la Gamescom. Ce sera le moment décisif. On attend une date de sortie ferme, des infos sur le prix, et pourquoi pas un teasing d’autres mondes.
En attendant, l’attente touche à sa fin. Nintendo tient peut-être là son prochain chef-d’œuvre. À condition de transformer l’essai.
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