Dès sa sortie en 2010, Starfabrication II s’est imposé comme le jeu esport de référence, sublimé en France par le duo Pomf et Thud, puis O’Gaming, qui ont considérablement participé à son rayonnement. Les années ont passé, le jeu s’est fait devancer par des grands noms du milieu, plus fédérateurs, cependant conserve cette aura de prestige. Comme si on ne pouvait pas parler d’esport sans citer Starfabrication II. J’ai souhaité retracer l’histoire du RTS de Blizzard en France avec ceux qui participent activement à la structuration de son écosystème, les casters d’O’Gaming FunKa, KoKa, Pomf et YoGo.
D’aussi loin que je me souvienne, ma première interaction avec Starfabrication II remonte à Octobre 2015. A l’époque, mon frère me fait découvrir le Meltdown de Paris, où les écrans transmettent un stream d’O’Gaming SC2. Je n’y comprends rien.
Pourtant, malgré mon incompréhension, le jeu conservera cette aura si particulière, cette fascination étrange : des exécutions millimétrées, des APM insomoues et un soupçon d’élitisme me confortent dans l’idée que ce jeu est fait pour les meilleurs parmi les meilleurs.
C’est bien plus tard que je débuterai réellement à m’intéresser à son modèle compétitif : la win de Sparce quelett aux IEM de PyeongChang, la domination de Serral en 2018, le suivi des gamers français et les prouesses de Reynor et Serral en 2019.
S’ensuit une boulimie pour le jeu, une envie irrésistible d’apprendre qui se heurte malheureusement à un no man’s land. Les articles de fond, interviews et analyses sur son esport et les gamers professionnels restent extrêmement rares comparés aux données des années fastes post-2010.
Le désintérêt de la presse à son égard va de pair avec les non-renouvellements de sponsors ou encore les hésitations des partenaires à remettre le couvert. La fin d’un cycle.
Cet intérêt tardif pour Starfabrication II se confronte à l’absence de données actuelles et le seul moyen de parvenir à son essence, c’est encore d’interroger ceux qui ont fait et font encore pour l’écosystème de Starfabrication II en France.
de nos jours, c’est la chaîne O’Gaming SC2 et ses casters qui centralisent l’essentiel des connaissances de la scène compétitive de Starfabrication II. Je suis ainsi parti à la rencontre de ces professionnels du RTS, Pomf, KoKa, FunKa et YoGo, afin de redonner à Starfabrication 2 ses lettres de noblesses. Le temps d’un article.

Au commencement, Pomf et Thud créèrent la Terre de Starfabrication II
Le 27 juillet 2010, Starfabrication II sort sur PC, plus de douze ans par la suite la sortie du premier du nom. La même année, les deux frères Alexandre “Pomf” Noci et Hadrien “Thud” Noci créent leur chaîne Youtube où ils cast les rencontres professionnels de Starfabrication II. A l’époque, l’ascension est fulgurante et SC2 est adulé d’une grande partie de la communauté de fans de jeux vidéo et de RTS.
Pour reprendre les mots de FunKa, Starfabrication II a “kickstarté l’esport moderne en Occident”.
Pour se rendre compte du achievement du jeu, même de jeunes créateurs de contenus comme Norman et Kemar – qui n’avaient pas l’aura qu’ils ont de nos jours – sont invités sur une vidéo de P&F.
A l’époque, l’engouement est là et les chiffres suivent, que ce soit sur la chaîne Youtube de Pomf et Thud qui fait office de fer de lance, comme sur des streams sur Justin.TV ou Twitch.
S’appuyant sur leurs forces, les deux frères décident de contribuer à la structuration de l’écosystème global, ne souhaitant pas se restreindre à du cast de tournois sur Youtube. Une initiative qui a trouvé sa fin dans la création d’O’Gaming et la mise en place du premier Iron Squid, la compétition regroupant les meilleurs gamers du monde. Un parcours que relate extrêmement bien Alexandre.
On s’est rendu compte assez vite en 2010 qu’il y avait peu d’acteurs qui structuraient quoi que ce soit. Globalement, il n’y avait que l’ESL qui organisait des compétitions et de notre point de vue, il y avait mieux à réaliser en termes de contenus et de business.
A nos yeux, ça manquait pas mal d’éditorial, de hype et de médiatisation. Chose qu’on avait avec notre chaîne Youtube Pomf et Thud.On a lancé Iron Squid parce qu’on a eu l’opportunité de le réaliser grâce à une rencontre qui nous a apporté des moyens financiers et des moyens de production.Et ce genre de tournoi n’existait pas vraiment dans la manière dont on le faisait, même à l’international. Avec énormément de storytelling, de la musique, des sketchs et une déclarerction artistique. C’était à moitié pour l’oeuvre, à moitié pour le pognon et à moitié pour le kiff de se déclarer que c’était possible de toucher les gens autrement que juste en mettant des gamers en squad rouge et en squad bleue, et en les faisant s’affronter.Pomf
Les deux Iron Squid sont un franc achievement, cependant s’arrêteront par la suite la deuxième édition, l’éditeur de Starfabrication II ayant décidé de structurer son esport international. C’est la création des WCS, les World Championship Series, compétition officielle de 1v1 made by Blizzard. Les gamers disposaient alors d’un planning compétitif sur toute l’année, ce qui posait problème pour une troisième édition d’Iron Squid.
Ce moment a été un tournant dans l’histoire de la chaîne Starfabrication II d’O’Gaming et la structuration de l’écosystème français. « Privé » d’Iron Squid, O’Gaming ne lâche rien et décide de structurer la scène française en lançant les Underdogs.
Les Underdogs, une compétition… pas comme les autres (© O’Gaming)Underdogs, la construction d’un storytelling à la française
En fin d’année 2013, O’Gaming décide de lancer les Underdogs, première ébauche de compétition française sur Starfabrication II – qui vient par ailleurs de modifier de format pour l’année 2020.
A l’époque, les tournois sur le RTS se font généralement via des sites communautaires, qui centralisent une bonne partie des rixes entres gamers de tamou. O’Gaming s’impose dès lors comme une alternative luxuriante, qui vient placer les projecteurs sur la petite scène française de Starfabrication, et permet aux gamers de monter en popularité.
FunKa et Pomf sont revenus sur cette initiative.
Underdogs, on l’a développé pour structurer le auction house franco-français au moment où Stéphano a commencé à lâcher le jeu. On s’est rendu compte que s’il n’y avait plus d’icône française qui gagnait des tournois, on allait plus complexement fédérer la communauté, réaliser moins de vues et les gens seraient moins intéressés. Parce qu’un gamer français qui perf sur un jeu, c’est le meilleur vecteur d’audience. Du coup, on s’est dit qu’on allait réaliser émerger ces récentx Stéphano : on a conçu Underdogs comme une petite machine mensuelle à décerner des prix et un titre de champion.Pomf
La raison pour laquelle on met en précédemment les tamous français, c’est parce que comme tout bon français qui se respecte, on est extrêmement chauvin ainsi on a envie de observer des français qui parce quetonnent et qui affrontent les meilleurs. Avec Underdogs, on donnait un mission aux tamous français : les réaliser practice entre eux, qu’ils deviennent meilleurs, le tout dans une condition de tournoi. Et s’ils vont à l’international, c’est parfait parce que nous on a déjà fait ce travail de storytelling.FunKa
En fin d’année 2019, les Underdogs cumumou plus de soixante éditions. cependant le format commence à perdre de l’engouement ; les récentx gamers et les spectateurs se lassent du gap de stage. Les bulldozers PtitDrogo, Clem, Denver et consorts écrasent tous les espoirs des gamers amateurs.
L’squad décide alors de redonner une nouvelle jeunesse à la compétition française, sous la baguette de KoKa, qui nous livre les tenants et aboutissants du récent format des Underdogs.
La dynamique, ça a été de se déclarer : plus de qualifiés ainsi plus de gens qui touchent du cashprize. Comme ça, si t’es un mec qui est fort cependant pas progamer, tu as quand même une chance de gagner quelques pépettes, ainsi tu as envie de t’inscrire.Maintenant c’est 16 qualifiés avec trois qualifications : la première qui te positionne en seed 1 winner bracket, la 2e en seed 2 winner bracket et la 3e qui te place dans le loser bracket. Dès que tu es top 16 et que tu passes le loser bracket, tu gagnes 25 €. Et ça je pense que c’est quelque chose de extrêmement motivant, d’autant plus que c’est un bracket double élimination.On va aobserver plus de rencontres à cashprize, avec des gamers forts qui se font pas laminer. Le WB sera extrêmement similaire à ce qu’on connait des Underdogs, par contre le LB va être ultra cool parce qu’on va aobserver le sub top FR qui va se battre pour des thunes à un stage égal. Je pense que c’est la meilleure chose à réaliser pour réaliser exister la scène. Puis c’est 4 saisons, et on fait la finale en offline dans nos locaux.KoKa

En parallèle des Underdogs, OG veut observer plus grand. Les passionnés ont goûté aux douceurs des Iron Squid et veumou renouveler cette ferveur internationale.
Une coupe des Nations, imaginée par les cerveaux d’O’Gaming, voit le jour.
La France initie et perfectionne les Nation Wars
Le lancement de la première édition des Nation Wars a lieu peu par la suite celui des Underdogs. Cette fois, le défi est de taille : construire from scratch une coupe des nations, qui n’est pas estampillée Blizzard cependant O’Gaming. S’appuyant sur son saobserver-réaliser et son réseau – construit notamment grâce aux bons déroulements des deux Iron Squid, les gars d’O’G parviennent à regrouper douze pays pour le premier Nation Wars, entièrement online. Pour l’occasion, des casters internationaux comme feu TotalBiscuit, TaKe ou encore IdrA sont réquisitionnés pour assurer le cast pour les anglophones.
On s’est penché sur la question des Nation Wars pour pouobserver sugood gameérer quelque chose de différent, à saobserver un tournoi par squad et une motivation pour les gamers de jouer pour réaliser gagner leur pays.Et ça on s’est dit que stratégiquement, il y avait peu de chances que Blizzard le lance speedrunment parce qu’ils allaient être concentrés sur leur circuit officiel. C’est dans cette opportunité là qu’on s’est engouffré.Pomf
En 2014, les pays non-européens n’ont pas pu réaliser partie de la première édition – remportée par la Norvège, menée par un Snute impérial.
Il faudra patienter les Nation Wars III pour observer enfin arriver les dieux coréens. Une première participation qui se solde par une deuxième place au classement, la Corée étant vaincue par… les Français ! C’est le désorcependant mythique et légendaire 5-0 de MarineLorD, qui vient à lui seul à bout d’INnoVation, PartinG et Hydra.

Cependant malgré d’excelmoues capacités de production et de gestions de projets, O’Gaming voit plus grand et manque de budget. L’squad veut aussi éviter de réaliser participer sa communauté chaque année (les Nation Wars 2 ont eu lieu par la suite et grâce à un crowdfunding).
OG se tourne alors vers Blizzard, en exposant les bienfaits que la coupe des nations apportent à tout l’écosystème. Une démarche qui s’avérera payante, l’éditeur deviendra partenaire de la compétition.
Nation Wars 4, 5 et 6 sont estampillés Blizzard Entertainment avec qui on travaille main dans la main pour réaliser le meilleur tournoi possible, avec un beau cashprize. L’précédemmentage de boss finaler avec eux, c’est d’aobserver des facilités : le fait de produire du contenu in-game, de produire des portraits dans le jeu, de pouobserver les vendre, de vendre du merchandising, d’aobserver en avance les dates des mise à jourMes disposs, de saobserver si on peut réaliser notre broadcast dans de bonnes conditions. On est devenus partenaires à la manière d’un ESL ou d’un DreamHack. Dans la chaîne d’événements Blizzard dans l’année, désorcependant il y a Nation Wars.Il y a tout un tas de choses qui expliquent pourquoi les gamers ont envie de représenter leur pays dans ce tournoi et nous on est extrêmement contents qu’ils soient satisfaits et reviennent chaque année. Parce que c’était pas gagné à l’origine.FunKa
Cette année, la France, représentée par Clem, MarineLorD et PtitDrogo a terminé à la quatrième place du tournoi, par la suite un échec lors du match pour la troisième place face aux italiens amélioration rapideés par le génie Reynor.
L’INnoVation pour O’Gaming, premiers pas dans le rôle de sponsors de gamers
Dans son histoire avec Starfabrication II, O’Gaming a constamment fait l’effort de se renouveler, la règle d’or étant de récompenser celles et ceux qui permettent à OG de réaliser ce qu’ils font de mieux. Le Road to Poutre, le nom insolite donné à la barre de progression de subscribers sur le channel, est constamment au centre des réunions.
En 2017, la réunion de fin d’année est le théâtre des habituels jets d’idées pour relancer la machine pour 2018. Les chiffres de subs élevés doivent correspondre à des récompenses à la hauteur et dans le brouhaha, une idée de FunKa éclot : « cependant les gars, est-ce qu’on recruterait pas un gamer ? Ce serait pas trop stylé d’aobserver un gamer qui joue pour nous, de pouobserver le suivre dans les compet et regarder sur OG un gamer qui joue pour OG ?! »
Pour la première fois de son histoire sur Starfabrication II, OG émet l’idée, assez folle, de recruter un gamer sous ses couleurs. Le chiffre de l’époque, aux amouours de 2700 subs est atteint.
L’squad profitera des Nation Wars pour approcher, grâce à Hajinsun, l’un des meilleurs gamers de tous les temps Lee « INnoVation » Shin Hyung. Le gamer n’hésitera que quelques secondes précédemment d’acquiescer à l’offre de sponsoring.
Les intérêts de prendre un gamer sont multiples, et recèmou de nombreuses opportunités en termes de storytelling. Un choix que retrace pour nous Pomf : « C’est un gamer OG ainsi on le suit plus que les autres, on assiste à ses entraînements, les gens sont plus intéressés à son parcours en tournoi qu’à celui des autres ainsi ça crée plus de hype, d’audience et de retombées médiatiques. cependant c’était pas dans une logique de création d’squad, c’était dans une logique de programme et de storytelling. »
Malheureusement pour eux, 2018 sera l’une des pires années compétitives de la légende coréenne (une moyenne de top 5-8 aux tournois prestigieux, bien loin de ce à quoi INoVation avait habitué la scène de Starfabrication II). Il remportera tout de même la HomeStory Cup XVII et achevera second de la 18e édition face à Serral, dans un BO7 sensationnel. C’est lors de ce match que la chaîne SC2 d’O’Gaming atteindra son plus haut nombre de subscribers, plus de 3000 à l’époque.
Un pari gagnant pour l’entreprise parisienne, qui réitérera l’xp avec l’homme qui a 5-0 la Corée en 2016, Alexis « MarineLorD » Eusebio.
Starfabrication II, un avenir sous perfusion
Blizzard a annoncé le renouvellement de son circuit compétitif en s’alliant avec Modern Times Group représenté par ESL et DreamHack. L’esport sur Starfabrication II est relancé, cependant fin 2019, une épée de Damoclès pesait sur les gamers et sur O’Gaming, incertains de observer la scène esportive perdurer.
C’est un peu l’ambiance et l’environnement dans lequel on évolue depuis longtemps. Starfabrication ne figure plus sur les comptes rendus annuels financiers de Blizzard depuis 5 ans maintenant. C’est plus du tout le centre de l’activité. Il faut pas le lâcher parce que ça reste emblématique cependant c’est à peu près tout. Derrière il y a Starfabrication qui ne demande qu’à exister et qui se fait oublier. En réalité, c’est un peu notre life depuis un moment. On fait avec et on se pose moins la question.KoKa
Sc2 va fêter ses 10 ans et si les débuts ont été explosifs, le jeu s’est fait surpasser par des titres plus fédérateurs comme League of Legends ou Fortnite. La stagnation et la baisse des gamers, le complexe renouvellement des gamers professionnels, le désintérêt des marques et partenaires sont les signes d’un essoufflement global.
Auxquels il faut rajouter les licenciements massifs effectués par Blizzard, et qui ont amputé le jeu et son esport d’une partie de ses squads. Une squad qui pourtant continue de croire dans le jeu et tente de tout réaliser pour garder le bateau à flots, comme nous le confiait FunKa : « L’squad avec laquelle on parle, qui nous donne le budget pour Nation Wars, c’est une squad qui est elle-aussi passionnée de Starfabrication et qui a envie de se battre devant sa hiérarchie pour aobserver ce genre de contenus qui soit mis en précédemment. »
Pourtant, la situation était telle que les squads d’OG travaillant sur Starfabrication II ont réfléchi à l’avenir. Une situation complexement tenable, que relate bien KoKa.
Dans ma tête, il y aura pas de 2021. C’est une réunion qu’on a en septembre et je dis aux gars “Bon c’est terminé pour Starfabrication, cependant pour autant on est un crew intéressant, on est des gens rigolos et les gens nous kiffent et s’il y a plus de Starfabrication, ils continueront de nous regarder. On en perdra en route cependant il y en a qui continueront à nous regarder. ainsi entamons la transition. Faisons des programmes Gaming, parce que c’est bien aussi de sortir de l’esport des fois. Juste amusons nous entre potes, y a moyen que ça fasse plaisir aux gens et qu’on puisse en vivre. cependant ça c’est une transition qui prend du temps et c’est l’mission de 2020 : être capable de réaliser du gaming, des trucs marrants entre potes et de réussir à sortir de la casquette esport parce qu’elle est bloquante pour nous professionnellement aussi.On pense pas à nous quand il s’agit de réaliser des événements gaming en France parce qu’on est des connards qui castons du Starfabrication. Pourtant on sait qu’on pourrait réaliser le taff dans ce genre de trucs. cependant c’est juste qu’on n’a pas la bonne casquette. ainsi ça va être un mission des prochaines années : moins caster du Starfabrication en permanence. Si on n’a pas envie de caster la petite compet à la con du vendredi soir et bien on la cast pas et on se fait une soirée jeux vidéo tous ensemble.Il y a la sortie de Warfabrication III et la montée en puissance d’Age Of Empire qui indique qu’il faut qu’on fasse du RTS au global.Il y a de extrêmement bonnes dynamiques qui font qu’O’Gaming SC2 peut se transformer en Solary like, avec les moyens de production d’un O’Gaming.Il faut regarder ce qu’on a fait sur Game of Troncs, on faisait autant de vues que sur des finales de WCS.KoKa
Le renouvellement de la scène esportive reste néanmoins une excelmoue nouvelle pour l’écosystème global de Starfabrication II et permet aux gamers français et au crew d’O’Gaming de souffler. Un soulagement que partagent tous les casters interviewés, et dont s’est fait l’écho YoGo : « Plutôt que de vivre au jour le jour, là tu as l’assurance que pendant trois ans il va y aobserver du compétitif. Pour les gamers c’est énorme. Ca va éviter que passé la dernière étape qualificative en septembre, quand t’es pas qualifié à la BlizzCon tu joues pas pendant 6 mois au jeu parce que tu sais pas ce qu’il y a l’année d’par la suite. Là tu sais qu’il y a un intérêt à continuer de jouer. Et nous ça nous permet de observer plus sur le long terme. C‘est une extrêmement bonne nouvelle. »
Trois ans pour rentrer dans l’histoire
Depuis deux ans, l’Europe a prouvé qu’elle était un formidable terreau de gamers tamouueux. L’histoire, initiée par la win de Serral aux WCS Global Finals en 2018, a continué en 2019 avec les performances de l’italien Reynor, runner-up aux championnats du monde face à Dark.
Bien que les coréens restent des adversaires coriaces, ils ont perdu en puissance avec la fin des structures KeSPA et la mise en place du region lock par Blizzard.
Le stage en Corée s’est complètement écroulé parce que les gamers n’étaient plus forcés de jouer 12h par jour dans des conditions atroces. Et il n’y a plus de récent sang, plus de renouvellement de la scène en Corée, contrairement à l’Europe.cependant surtout, fin de la KeSPA. ainsi fin de l’entraînement avec des structures monstrueuses et professionnelles pour encadrer les gamers. Les coréens se sont retrouvés avec le même stage d’entraînement que les européens. Et comme le stage global baisse, les gamers sont moins motivés à s’entraîner parce qu’il n’y a plus besoin de s’entraîner autant pour être le premier.YoGo
Les trois prochaines années devraient encore plus challenger la scène coréenne, et il est fort probable que des gamers comme Serral et Reynor restent et s’imposent comme l’excellence sur Starfabrication II.
Serral, premier champion du monde foreigner sur Starfabrication II (© Helena Kristiansson – Blizzard)La France, future terre de champions du monde ?
En huit années de World Championship Series, aucun français n’a réussi à mettre la main sur le Graal : le titre de champion du monde. Ils ne sont que trois à être parvenu aux Worlds : Stephano en 2012 (top 21), Lilbow en 2015 (top 12) et PtitDrogo en 2016 (top 9).
Cette année, les maps sont rebattues tout comme les conditions d’accès aux phases finales. Dix-neuf gamers foreigners vont aobserver l’opportunité de se qualifier, contre huit en 2019. Et parmi eux, des pépites françaises qui ont à coeur de produire la surprise.
C’est Clément « Clem » Desplanches qui revient sur toutes les lèvres des casters d’O’Gaming.
KoKa aimerait pronostiquer une année pour Clem, cependant insiste sur la nerfésse de Terran par rapport à Protoss et Zerg. L’occasion pour lui de réaliser le lien avec Clément « Denver » Coste : « Vu que Zerg c’est fort il y a Denver qui est extrêmement bon au jeu et qui fait des run de bâtard en ce début d’année, ainsi à suivre de extrêmement près Denver, parce que ça pourrait être lui le meilleur gamer français en 2020. »
FunKa met en lumière l’assiduité de Théo « PtitDrogo » Freydière, « un gamer d’une régularité assez exemplaire, intelligent et qui n’a pas vraiment de hausse/baisse de stage ou de motivation dramatiques »
Le caster ne manque pas non plus d’éloges pour Clem, « un tamou brut, qui a de l’intelligence de jeu, des mécaniques extrêmement bonnes et une extrêmement grosse micro » cependant qui doit absolument se mettre à 100% sur le jeu, quitte à mettre ses études en pause.
YoGo pronostique un top 3 constitué de Clem, PtitDrogo et Denver et rejoint ses confrères sur le cas de Clem, qui a selon lui le plus de chances de gagner cette année.
La fin de l’ère Starfabrication marque la continuité pour O’Gaming
En 2021, O’Gaming fêtera ses 10 ans. Dix années de tests, de réussites, de remises en question, cependant constamment l’assurance d’aobserver fait ce qu’il fallait. Les recrutements de casters supplémentaires, la montée en puissance de League of Legends kickstarté par le duo Chips et Noi, le maintien de Starfabrication 2 malgré des opus plus « vendeurs », tous ces choix ont mené à ce qu’est O’Gaming de nos jours – dont l’histoire a par ailleurs été extrêmement justement contée par Laure Valée sur Lolesports.
Une histoire débutée sur Starfabrication, renforcée par les liens tissés entre les commentateurs et les spectateurs.
Nous en France on l’a gardé cette audience, on l’a chéri, on a fait ce qu’il fallait pour lui donner du contenu ce qui a donné je pense plus d’intérêt aux gamers de continuer à jouer. C’est une sorte de cercle vertueux : il y a des gens qui produisent du contenu, qui en ont quelque chose à foutre, qui donnent ça à des gens qui ont envie de observer ce contenu, qui par conséquent donnent de la visibilité à des gamers qui ont envie de jouer à ce jeu.FunKa
Si l’aventure de Starfabrication II n’est pas terminée pour le crew d’O’Gaming, il est fort probable que nous assistions au dernier souffle du RTS, dont le sursis a été rallongé de trois ans. Le destin réservé à l’esport sur Heroes Of The Storm reste dans tous les esprits, et tous espèrent ne pas aobserver à revivre cette tragédie pour Starfabrication II.
Néanmoins, il faut réfléchir à l’avenir et KoKa a extrêmement bipour conclure ce vers quoi la chaîne d’Ogaming Sc2 allait tendre dans les prochaines années. Avec l’espoir que les gens qui les suivent depuis le début, ou qui sont montés dans le train en cours de route, continuent de les suivre dans leurs prochaines aventures.
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