Autant le dire, Kojima n’est plus “juste” un game director. C’est une licence à lui tout seul. Chaque teaser déclenche des threads de 40 pages, des vidéos théorie sur un screen et des débats Discord à rallonge pour savoir où s’arrête le jeu et où commence l’autre truc plus étrange qu’il prépare. De Metal Gear, Snatcher et Policenauts jusqu’à Death Stranding et maintenant OD, le mec a creusé un sillon qui ressemble à personne. Ça divise, ok. Mais quand GQ Japan lui demande ses objets du quotidien, j’ai tout lu direct. Parce qu’on veut tous voir le loadout IRL de ce boss.
Côté image, aucune surprise: sa “arme” du moment, c’est un Sony α6600. Léger, prêt à dégainer, parfait pour la vie en déplacement (il l’emmène même en business trip). Ce crush pour la photo remonte loin: Osaka, Expo ’70, il reçoit un appareil autofocus à 7 ans, et c’est parti. Aujourd’hui, full digital, pas de bobines à rembobiner, juste des souvenirs capturés en 16:9 quand l’instant proc. Perso, j’ai la même vibe quand je pars en event: un boîtier qui suit, c’est la diff entre rater l’instant et clipper la magie.
Musique. Là, c’est le combo old school + hi‑res. Walkman numérique Sony NW‑WM1AM2 pour les fichiers propres comme un aim assist, mais il garde Apple Music pour scout les nouvelles sorties (et dénicher des artistes à ramener sur ses projets, malin). Dans les oreilles, EBX25Ti LUDENS, édition limitée co‑brandée avec NiceHCK et Kojima Productions. Je suis jaloux, clairement. Et derrière le portable, il continue de stack du physique: vinyles et CD. Récemment, il s’est offert la soundtrack des 50 ans des Dents de la mer, plus des singles de The Last Dinner Party et Koji Tamaki. Le 6 novembre 2025, il a même posté qu’il avait acheté “Fanfare” de Tamaki. La collectionnite tape fort: Spandau Ballet en anthologie complète. Je le comprends trop — j’ai cramé un salaire dans des pressages limités, et maintenant les disquaires ferment les uns après les autres… ça fait mal. On a perdu des spots où on passait des heures à écouter avant de lock l’achat.
Les montres, maintenant. Là, c’est amour d’enfance: la première, offerte par son père, et ce sentiment d’être enfin “grand”. Pour le shoot GQ, il a sorti du lourd en collab: Seiko Astron SBXC097 (édition 5e anniversaire Kojima Productions) et Hamilton American Classic Boulton Death Stranding 2 Limited Edition. La Seiko se cale toute seule via radio, synchro horloge atomique — oui, c’est techno, oui, c’est stylé. Plus jeune, il choisissait selon la marque, l’acteur qui la portait, ou carrément une Rolex — en rigolant que ça peut te sauver si tu te mets le Yakuza à dos. J’avoue, j’ai déjà buy une montre juste parce que je l’ai vue dans un film. No shame.
Fuel quotidien: le café. Beaucoup. Genre sept Nespresso par jour. Il s’en sert comme d’un reset mental entre deux tâches: tu finis, tu bois, tu relances. Avant, sucre et lait; maintenant, noir, propre, sans buff inutile. Perso, je compense mes scrims nocturnes pareil: sans café, je suis hardstuck bronze IRL.
Objet inattendu mais 100% vrai: les coton‑tiges. Il a des démangeaisons d’oreille random (parfois la nuit), et la seule chose qui calme sur le moment, c’est un coton‑tige. Il traîne sa marque préférée partout parce que le diamètre colle pile à son conduit (oui, la précision est réelle). Il dit utiliser aussi un cure‑oreille parfois, mais le coton‑tige, c’est le clutch immédiat. Parenthèse: les ORL disent d’éviter d’enfoncer ça pour “nettoyer” l’oreille — à garder en tête, on n’est pas invincibles.
Le nez, c’est son radar. Hyper sensible. Du coup, atomiseur de parfum en permanence pour contrer les odeurs qui agressent. Il blague en mode “truffe de chien”: il reconnaît ses collaborateurs juste à leur parfum, et il sait qui est dans l’ascenseur même les yeux fermés. J’ai connu des co‑équipiers qui reconnaissaient un joueur au son de ses touches; lui, il lit la room au pif. OP.
Autre manie qui me parle: il va tout le temps aux expos et aux musées (environ une fois par semaine), mais quand c’est blindé, il file direct à la boutique, achète le catalogue illustré, et part le feuilleter au café d’à côté. Anti‑file d’attente. Il fait pareil avec des temples bouddhistes: statues, monnaies, il veut le livret. Et comme “70% de son corps est fait de cinéma” (sa punchline culte), il accumule les pamphlets de films depuis… une éternité. Cinquante ans de papier rangés au stockage. C’est du lore IRL.
Les lunettes, icône absolue. Fun fact: il n’en portait pas avant d’entrer dans l’industrie, autour de ses 30 ans. Maintenant, il alterne classiques et solaires, et collab à tout va pour des modèles 2‑en‑1 aimantés. Il sait que les lunettes, c’est devenu son skin. Il balance même qu’il pourrait passer aux lentilles et se laisser pousser la barbe pour troller les cosplayers. Perso, j’attends ce patch‑note du visage.
Niveau froid, il est né en août, donc pas la meilleure résistance. Il a rangé les grosses écharpes et préfère le tour de cou: tu montes quand ça caille, tu ouvres si ça chauffe, zéro prise de tête, pas de nœud qui gratte. J’ai fait pareil en LAN d’hiver, ça sauve une nuque.
Au final, ce setup d’objets raconte un créateur qui vit en perpétuelle capture: sons, images, odeurs, souvenirs pressés sur vinyle et temps ancré dans l’acier. En 2025, GQ Japan l’a sacré Man of the Year (Best Creator). Ça ne choque personne: son impact dépasse la boîte de jeu, et parfois ça agace (normal), mais je trouve ça monstrueux de cohérence. On se refait un point quand OD lâche un nouveau trailer et que Reddit reroule la meta des théories ?
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