La saison 3 de Squid Game, sortie en 2025, n’a pas seulement relancé la machine Netflix. Elle a braqué les projecteurs sur un phénomène que beaucoup avaient flairé dès la saison 1 : les VIP masqués ne sont plus de simples figurants de l’ombre. Ils incarnent désormais, sans détour, les milliardaires tech qui dictent les règles du monde réel. En tête de file dans l’imaginaire collectif ? Elon Musk.
Elon Musk, archétype d’un pouvoir qui se donne en spectacle
Le créateur du show, Hwang Dong-hyuk, ne s’en cache plus : l’influence d’Elon Musk sur la construction des VIP s’est imposée avec l’écriture. « Difficile de l’ignorer. Il est partout, il incarne cette figure de puissance totale qui s’affiche. »
Depuis, les forums Reddit, les vidéos YouTube et les threads X (ex-Twitter) s’enflamment sur les parallèles entre Musk et les VIP.
Ce qui frappe, c’est le passage de l’ombre à la lumière. Dans les premières saisons, les puissants restaient cachés. Dans la troisième, ils dominent le jeu à visage découvert, dans un climat de domination assumée.
Et Musk colle parfaitement à cette évolution. Il ne se contente plus de manager ses entreprises : il s’exprime sur tout, des élections aux guerres, des mèmes aux lois, souvent en direct, souvent en troll.

Une satire 2.0 du capitalisme moderne
Squid Game saison 3 ne fait plus dans la demi-mesure. Le message est clair : les milliardaires ne sont pas des figures abstraites. Ils sont au cœur du jeu, influencent les règles, et s’exhibent sans complexe.
La scène où un VIP lâche “La démocratie appartient à ceux qui peuvent s’offrir le vote” sonne comme un écho glaçant à nos actualités.
Les comparaisons avec d’autres fictions affluent : Lukas Matsson dans Succession, Paul Marks dans The Morning Show, ou encore la boss mégalo dans Zero Day.
Toutes ces figures puisent dans le même réservoir : celui des entrepreneurs devenus influenceurs politiques. Et Musk, qu’on le veuille ou non, est devenu le template.

Quand la pop culture s’empare de la critique
La communauté gaming n’a pas attendu pour réagir. Sur TikTok, le hashtag #MuskSquid cartonne.
Des streamers rejouent des parties inspirées de la série, en mode VIP qui mise sur les viewers. Sur Minecraft et Roblox, des mini-jeux personnalisés « Squid Game x Musk » voient le jour. Même sur Fortnite, des cosplays apparaissent.
Les mèmes, eux, sont devenus une langue commune. On y voit Musk en Front Man, des montages entre Tesla et les arènes sanglantes de Squid Game, des parodies de SpaceX transformées en plateformes d’élimination.
La critique sociale se fait divertissement, et inversement. Et la série devient une sorte de bataille royale idéologique, où la fiction n’a plus besoin d’exagérer pour choquer.
Squid Game, miroir déformant d’un monde en tension
Ce qui fait la force de cette saison, c’est son réalisme dérangeant. Plus besoin d’imaginer des dystopies lointaines : les VIP de Squid Game ressemblent de plus en plus aux figures réelles du pouvoir actuel.
Elon Musk, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg… tous jouent à leur manière sur les règles du système, souvent en les tordant pour mieux gagner.
Dans Squid Game, ces personnages ne sont plus juste riches : ils sont les architectes du jeu. Et ce jeu, c’est aussi le nôtre. Celui où les règles changent en fonction de qui les paie, où les perdants sont sacrifiés pour le spectacle, et où le cynisme est la norme.
Une dystopie ? Non. Juste un miroir. Et c’est peut-être ça le plus flippant.
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